La métaphysique d'Aristote Le philosophe n'a pas écrit la "Métaphysique", une compilation tardive. Comment peut-on prétendre « démontrer » le principe le plus ferme de tous simplement en réfléchissant sur les conditions d’une communication des hommes entre eux ? La vérité est inscrite dans un jugement catégorique porté sur les étants (et non dans le discours qui peut faire écran à ce dont il parle). La question de la matière occupe une place généralement sous-estimée dans la Métaphysique d’Aristote. Le titre Métaphysique n'est pas d'Aristote lui-même, mais a été donné par le bibliothécaire Andronicos de Rhodes, qui a rassemblé et organisé les livres. S’il faut que l’argumentation s’appuie sur une demande ne faisant aucunement violence aux thèses admises par le contradicteur, il est impossible de lui demander de ne pas porter de jugements contradictoires. /Width 1200 >> 745.9469 ] endobj Aucune source détectée - Document original, "Explication de texte Métaphysique ARISTOTE". Or, dire quelque chose, ce n’est pas simplement émettre des sons au moyen de la voix. Ce qu'Aristote soutient en mobilisant à nouveau l'histoire : les arts qui possédaient une utilité avaient déjà été inventés « lorsqu'on commença à rechercher une discipline (du) genre (de la philosophie) ». Souvenons-nous que la démarche doxographique et aporétique d’Aristote suppose que l’on prenne aux sérieux les opinions autorisées. Aristote, disciple de Platon, développe dans cet extrait de Métaphysiques que la philosophie, fille de l'étonnement , permet la reconnaissance de l'ignorance. S’il ne parle pas ainsi que nous, s’il ne manifeste pas que ce qui agit en lui à titre de principe et de cause immanente relève bien du logos, il redescend de deux degrés dans la hiérarchie des âmes, devenant âme végétative, incapable même d’une voix. A l’instar de Protagoras, il pourrait chercher à démontrer que « l’âme n’est rien, excepté des perceptions » en sorte que, comme le rapporte Platon dans Théétète, « telles les choses me paraissent, telles elles sont pour moi ; telles elles te paraissent, telles elles sont pour toi ». (Couverture de la Poétique d'Aristote, Exemplaire de 1733 conservé aux châteaux de Malmaison et Bois-Préau) Imiter est naturel aux hommes et se manifeste dès leur enfance (l’homme diffère des autres animaux en ce qu’il est très apte à l’imitation et c’est au moyen de … Métaphysique d’Aristote est unanimement reconnue comme la perfection éternelle de la sagesse antique. » Aristote, La Métaphysique, ive s. av. La méthode suivie par Aristote frappe par l’économie de moyens déployés au regard des résultats obtenus. Dans le cas présent, il s’agit d’amener l’adversaire à « dire quelque chose » si bien qu’il se trouvera chargé d’établir par réfutation la véridicité de ce que pourtant il nie ostensiblement. Ce texte ne se présente bien sûr pas comme un morceau d’éloquence dans lequel l’orateur tenterait de persuader le lecteur de la vérité de la non contradiction ; il n’est pas plus un discours démonstratif déployé sous la forme d’un syllogisme catégorique où la vérité de la conclusion serait tirée par implication de prémisses elles-mêmes vraies. Selon Aristote, l'art, notamment l'art poétique, a une origine profondément naturelle, innée à l'homme. Nombreux sont pourtant ceux qui contestèrent et contestent encore le statut de principe d’une telle proposition tant ils pensent la possibilité que le même soit et ne soit pas. Non seulement elle élève l’homme au-delà de la condition animale, mais elle permet à l’homme de tendre vers la divinité. Mais, si l’on accorde cela, il y aura démonstration, car quelque chose dès lors sera défini. Au lieu de déployer à la manière de Platon une véritable traque le conduisant, comme dans le Sophiste, à accomplir un parricide et à modifier de fond en comble son ontologie pour déloger le sophiste, Aristote lui demande simplement de « signifier quelque chose ». L’argument d’Aristote revient donc à réfléchir, d’un point de vue pragmatique, sur les conditions d’effectuation du discours. Explication de texte: À une passante « Nous appelons Dieu un vivant éternel parfait; la vie et la durée continue et éternelle appartiennent donc à Dieu, car c'est cela même qui est Dieu. Il ne va pas, non plus, chercher à rivaliser avec son adversaire afin d’emporter l’adhésion au terme d’une joute dialectique à l’issue de laquelle le contradicteur serait mis en contradiction avec lui-même. La stratégie pertinente consiste à retourner contre son adversaire la seule arme qu’il connait et utilise : celle du discours. La bonne pratique du discours concerne alors le rapport entre deux « assertions » liées entre elles, à savoir celle que l’on veut transmettre et celle sur laquelle s’appuie la première : il ne faut pas que l’argument à transmettre s’appuie sur un autre qui le nie. En règle générale, la réfutation est un raisonnement consistant à renverser la conclusion de l’adversaire à partir d’un argument qui sape l’un des siens. Comme tel, le discours ne fait que signifier par le biais des conventions concernant le son vocal et non pas comme un instrument naturel de désignation. [Thèse] Il ... (qui est qualifiée de métaphysique [12]) nous permet d’accéder à ce qui est vrai, parfait, de toute éternité. Tel serait certainement le discours de la science s’il s’agissait de combattre les physiologues Héraclite ou Empédocle. Ainsi, demander à un contradicteur du premier principe de dire quelque chose revient à lui demander un minimum de coopération et à l’impliquer dans les conditions de la communication. Aristote (384-322 avant Jésus-Christ) a été l’élève de Platon pendant plus de vingt ans. Comment ne pas obtenir d’un sophiste qu’il dise au moins quelque chose, lui qui se prétend expert dans le maniement du dire ? Autrement dit, s’appuyant sur la dimension signifiante du discours et non pas sur sa dimension judicative ou sur sa portée ontologique, le Philosophe prend bien garde de ne pas ancrer le discours dans une prémisse logique ou ontologique étrangère ou contraire à son adversaire. Au contraire, Aristote prend très exactement la mesure du fait que la capacité de montrer le réel est tout autant celle de le voiler. Autrement dit, on ne peut établir une correspondance biunivoque entre les mots et les choses. La pétition de principe dans lequel sombrerait « celui qui cherche à faire une démonstration » consisterait à rattacher son argumentation au principe de non-contradiction, qu’il croirait évidemment valable mais à laquelle le contradicteur ne donnerait pas son assentiment. Aristote poétique explication de texte L'art est un thème récurrent dans la pensée philosophique. Dans l’hypothèse où le contradicteur refuserait d’engager l’entretien et se réfugierait dans le mutisme, « s’il ne dit rien », à la manière d’Antisthène par exemple pour qui le logos coïncide avec l’être même, que faire ? Lisez ce Philosophie Commentaire de texte et plus de 247 000 autres dissertation. Face au contradicteur qu’il convoque, Aristote ne cherche pas à enseigner, à la manière d’un maître, que le même ne peut pas être et ne pas être en même temps et sous le même rapport. Dès qu’il est acquis, nous sommes engagés dans une circulation sociale et objective des mots ainsi que dans toutes les surprises ou disputes qui tiennent à leur arbitraire, non seulement aux imperfections qui en découlent, mais aussi aux abus dont les hommes se rendent coupables. La stratégie d’Aristote suggère qu’ayant affaire, en guise de contradicteur, à un expert dans le maniement de la contradiction, il lui faut composer avec cette expertise. En cherchant à détruire un argument (en l’occurrence celui de l’impossibilité de la contradiction), il atteste ce qu’il est censé vouloir détruire (à savoir le principe de non-contradiction). C’est en effet nécessaire si toutefois on dit quelque chose, car, dans le cas contraire, un tel interlocuteur ne produirait d’argument ni pour lui-même ni pour un autre. Ce n’est pas seulement à la qualité physique du son qu’il se reconnaît : le même mot peut d’ailleurs être prononcé avec quantité de variantes acoustiques. Pour que le discours se dépasse en quelque manière vers les choses, il faut un acte de l’esprit qui produit un jugement. Que tout se présente immédiatement de manière instable, que les contraires se succèdent, se conjuguent voire s’annulent, que les opinions soient versatiles et contradictoires, soit. Aristote affirme dans ce premier livre de la Métaphysique que chaque homme a un désir naturel de connaître, et le plaisir pris aux perceptions des sens en est une preuve. Le philosophe Aristote s’oppose à la thèse selon laquelle deux propositions contradictoires, c’est-à-dire dont l’une est la négation de l’autre, sont toutes les deux vraies en même temps et sous le même rapport. Généralement, une démonstration consiste à déduire une propriété à partir de la définition d’une essence. Nevertheless, Pradeau also takes into account Oliver Primavesi’s 2012 edition of book Alpha, which favours the alpha family of manuscripts. L'explication de ce texte d'Aristote nous a donc permis de comprendre, à travers l'analogie entre un relativisme explicable concernant les perceptions sensibles et un relativisme des opinions et des imaginations que celui-ci était tout aussi illégitime. Comment procéder quand le contradicteur dénie à la parole le pouvoir de dire l’essence comme telle ? tout le je dois faire le commentaire d´un extrait de l´oeuvre d´Aristote "La métaphysique A1".Texte :Tous les hommes, par nature, désirent savoir. C’est pourtant ce que croyait Antisthène, pour qui l’être adhérait tant à la parole que, selon lui, « il n’est pas possible de contredire » (Métaphysique, Delta, 29,1024 b33). De manière concise, Aristote répertorie tout ce son contradicteur est contraint de concéder dès lors qu’il a manifesté sa capacité de dire quelque chose à quelqu’un. Comment celui qui revendique l’appellation de sophiste pourrait-il le refuser ? Or, il est remarquable que celui qui en prend la défense affirme dans un même geste l’impossibilité de le démontrer et la possibilité d’y parvenir « par voie de réfutation ». D’après Werner Jaeger, Aristote aura été le premier à « rompre le lien entre le mot et la chose, entre le logos et l’on, étant ». ��8�RW78�h"|\�է�m����#����#���̪~�E�4�y���:++3+_Uյ�ɣ'��=m�~�{���x�kV�q��"�}��෧�XF K��hV�2����O��΀��tp�:�+�K�4pK˯�b�8a$��m���lo�רH�$�AO�&�'b8������=ىy��T���������.����R���7���K�� {���Z�����ѓ߰�W�'���q���N����tC'�E���"I��Ք�vJ�Ե�����6щ)oNԁ��2��_�,�K�t�_u�I��]"jӵ{"iy��|x�.UO��0JN#��O�������enG��s�h�u֢p� �Ŏ��Tė_!���O�Ab�j$cy�c��ir�? Comment peut-il seulement témoigner d’une telle conviction alors même qu’aucun argument n’a été échangé ? Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système d’échange gratuit de ressources numériques ou achetez-le pour la modique somme d’un euro symbolique. Dire quelque chose, c’est toujours rendre partageable ce qui est senti ou pensé dans le cadre d’une parole adressée. 1) Une première lecture fait apparaître que : – les 2 notions importantes du texte sont l’art et l’expérience. La métaphysique d’Aristote I La méthode d’Aristote Aristote s’ouvre ici dans une démarche qui vise à soumettre l’ordres des causes qu’il expose à la critique, celle Cl consiste ? « Si l’on ne posait pas de limites et qu’on prétendît qu’un même mot signifiât une infinité de choses, il est évident qu’il n’y aurait plus de langage » (Métaphysique, Gamma, 4). Le paradoxe de la situation consiste donc à charger une simple énonciation, saturée de conventions et pouvant être aussi bien vraie que fausse, de témoigner du principe « le plus ferme de tous, au sujet duquel se tromper est impossible » (Métaphysique, gamma 3,1005 b 11-12) et de lui délivrer la valeur d’axiome. Peu importe ce qu’il dit et les raisons pour lesquelles il le dit. Il faut donc apprendre à distinguer ce qu’il est possible et nécessaire de démontrer et ce qui ne peut pas ou n’a pas à l’être. La stratégie à déployer est bien indissociable de la figure du contradicteur : face à un défenseur sophistique de la contradiction, seule une méthode réfutative (procédé mis au point par les sophistes eux-mêmes et auquel notre auteur a consacré tout un traité) est appropriée en ce qu’elle lui laisse le champ libre pour autant qu’il consente à dire quelque chose. Dans Métaphysiques, Aristote traite de la spécificité et de l’utilité de cette discipline. La convention est certes une activité du sujet qui donne son accord, son consentement. En effet, l’interlocuteur n’est pas censé accorder autre chose que la visée de signifier quelque chose à quelqu’un, il ne lui est demandé rien d’autre que de communiquer un sens. La valeur du mot dépend davantage de la signification que nous lui donnons que de son être : c’est une imposition de sens qui est une limite à la contradiction plutôt que le mot lui-même. Tout d’abord, il s’agira de viser l’accord de l’interlocuteur sans aucun moyen non discursif comme la séduction, l’intimidation ou la violence : la véridiction doit dépendre exclusivement du discours, non de celui qui parle. Que cela soit l’expression la plus directe d’une nécessité d’essence ou une proposition concernant des futurs contingents dès qu’il profère quelque chose il est dans la nécessité d’admettre qu’il a proféré quelque chose et non pas rien. Le livre Z constitue la plaque tournante de la Métaphysique d'Aristote. Le sophiste se régale de la plurivocité des sens et joue de cette plurivocité dans son usage du discours pour emporter l’adhésion au moment opportun. Elle consiste à « postuler dès le départ ce qui, au commencement de l’entretien, a été défini comme le but à atteindre. Or, dans la pratique argumentative, la seule contrainte logique est de ne faire dépendre un énoncé que d’un autre préalablement admis. Mais la comparaison des textes de Platon et de ceux d’Aristote conduit à penser que seul Aristote a conceptualisé explicitement la contradiction. Il manifesterait qu’il serait « semblable à une plante » autrement dit qu’il ne serait même pas un animal doué d’une voix permettant de signifier la douleur et le plaisir à lui-même et à ses congénères. La réfutation du négateur du principe de non-contradiction frappe par son économie de moyen. La Métaphysique constitue un des sommets de la philosophie de ]v�@�����C��øYj=�)[�x�>�y�1��RE�����w6�"��kx�/'�^R'}7� a� �ƛ��&�t9'�x瓡'�˵N�� ��0�L�;+��Ga�p�����p/��%S���\���΋^#�� �0���Z�9������$��4��Vk3�c�*�*����M};��,�ol��,lvv�G�Qk��C�w�#U@���T6 En effet, « il ne faut pas croire que ce qui se passe dans les noms se passe aussi dans les choses » : ce n’est pas parce que nous nous servons des noms à la place des choses qu’il y a une ressemblance complète entre les noms et les choses. Par conséquent, il s’agit d’étudier ce que « être » … Ainsi, quelles que soient les intentions de l’adversaire, qu’il vise la vérité, l’utilité, le profit ou même simplement le succès dans l’échange avec les autres ou avec les choses, nous avons à accepter le terrain qu’il nous impose et le laisser agir à sa guise, en tant qu’ « auteur » de sa parole. Sous la contrainte de la contradiction, disant un mot, on pourrait en même temps et sous le même rapport en dire bien d’autres, et alors, les disant tous, l’on ne dirait plus rien. Le niveau de la simple signification, tel est le lieu d’ancrage de la voie réfutative choisie ici par Aristote pour établir la véridicité du principe de non-contradiction. Ce dernier terme, qu’Aristote reprend aux mathématiques pour en étendre l’usage, désigne l’un des éléments du syllogisme, à savoir, non pas ce qui est démontré, ni ce sur quoi porte la démonstration, mais ce à partir de quoi procède une démonstration. Selon Platon, deux sortes de débats contradictoires (on d’antilogies) sont envisageables : le premier, rhétorique, consiste à pratiquer la contradiction « en réunions publiques, en de longs discours devant des foules ; tandis que l’autre [dialectique], en réunions privées, coupant son discours en arguments brefs, contraint son contradicteur à se contredire lui-même » (Sophiste, 268 b). Avant de devenir le cinquième trope dit du diallèle dans la classification d’Agrippa (« Le mode du diallèle arrive quand ce qui sert à assurer la chose sur laquelle porte la recherche a besoin de cette chose pour emporter la conviction », Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, LI, 15, [169]), elle est déjà pour Aristote l’un des écueils majeurs de toute démonstration. La métaphysique d'Aristote Par Annick Jaulin . Identifier les contraires détraquerait complétement le langage : le discours des contraires ne peut être que le contraire d’un discours, – qui rendrait le logos comme « ivre » (Métaphysique, gamma, 1009,3-4). De plus, le contradicteur qui ferait fond sur l’impossibilité de démontrer le principe est contraint d’admettre que l’on peut atteindre une vérité autrement que par voie démonstrative : « il y a quelque chose de vrai sans démonstration ». En outre, elle repose sur une prémisse qui, sans être nécessairement vraie, doit être soumise à l’approbation de l’interlocuteur, sans quoi l’entretien avec l’interlocuteur/contradicteur ne pourrait avoir lieu. … Le discours en général n’est pas directement susceptible d’être vrai ou faux, seul celui qui divise et compose sous la forme de la proposition peut l’être (ainsi par exemple la prière est un discours, mais n’est pas une proposition). Mais les lignes de pensée actuelles sont paradoxales. En conséquence, il est essentiel de connaître les thèses admises par l’interlocuteur afin de bien mettre en évidence le fait que nous ne nous servons pas d’une thèse contraire à ses convictions comme point d’appui de notre réfutation. Pourquoi accepter cet apparent rabaissement du principe qui, au risque de perdre sa valeur d’axiome, deviendrait un simple réquisit du discours ? Or, une telle distinction n’a de sens que si l’on affirme que le discours n’adhère pas immédiatement à l’être car la seule « adhérence » possible concerne le jugement. méthode de l'explication de texte. Le statut indémontrable du principe de non contradiction atteste à la fois que le concept même d’une science non démonstrative n’est pas un concept vide et que la simple réfutation des arguments contraires permet de déboucher sur une vérité absolument première. Dans cet extrait, le Philosophe écarte d’emblée la tentative d’instruire son interlocuteur au sujet des phénomènes par une réfutation physikôs, placée sous la contrainte des étants naturels. Puisque sa force tient à ce qu’il impose son propre terrain, dès lors qu’un entretien s’engage avec le sophiste, il ne faut surtout pas viser les choses mêmes ou l’acribie du jugement. Sous la forme d’un entretien fictif dont l’empreinte socratique n’est pas à exclure, Aristote endosse le rôle du locuteur/défenseur face à un interlocuteur/contradicteur qui soutient lui que « le même est et n’est pas ». en bronze de Lysippe). Face aux sophistes l’on ne peut, au risque d’encourir l’accusation de pétition de principe, s’appuyer sur un jugement catégorique pour démontrer le principe qui le fonde. Ce texte inaugural de la Métaphysique est l’un des plus connus et des plus difficile du corpus aristotélicien. Le principe pour toutes les argumentations de cette sorte n’est pas de réclamer qu’on dise que quelque chose est ou n’est pas (car on pourrait peut-être concevoir que c’est faire une pétition de principe), mais qu’on signifie au moins quelque chose pour soi-même ou pour un autre. Pourquoi faudrait-il démontrer par réfutation ce à partir de quoi l’on procède dans une démonstration ? Dès lors, comment établir la véridicité de ce principe alors même que tout recours à la démonstration se présente comme impossible ? Leurs conceptions et leurs pratiques du logos lui reconnaissent la puissance inégalée de tout faire paraître à la fois comme même et autre. A nos yeux, Aristote parle d’ « arguments » et non pas de véritables assertions afin de bien distinguer l’objet de la réfutation d’une démonstration qui, supposant le principe à démontrer, tomberait dans la pétition de principe. Dans son usage de la parole, il répond de la non contradiction. En portant une attention plus précise au livre H (êta ; livre VIII) du traité, cet article invite à corriger cette vision de la philosophie première. Sur quelle pensée préalable une telle assurance peut-elle se fonder ? Celle-ci consiste en effet à poser comme prémisse la thèse qu’il s’agit de démontrer, ou une proposition équivalente de sorte qu’elle puisse lui être assimilée.

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